Sur conseil d’une neurologue, mon père s’est fait hospitaliser en service gériatrie, dans un hôpital de la région liégeoise. Voici le cauchemar qu’il vit, notre famille est anéantie ! A la base, il consulte pour des problèmes de mémoire et de confusion. La neurologue demande une hospitalisation afin de «stabiliser son état» (vous allez voir en quoi consiste une stabilisation) et pour organiser une aide à domicile. Il se rend à l’hôpital en voiture.

Deux jours avant, il faisait ses courses lui-même, allait rendre visite à ses voisins, … il se débrouillait avec ses difficultés.
Au lendemain de l’hospitalisation, je lui rends visite, nous sortons nous promener, il est alerte et marche à une bonne cadence, il me parle de ses lectures et de mes projets.

Trois jours après j
e reviens, il est méconnaissable !
Il se tient tout courbé, il me parle de façon complètement incohérente, il est dans une confusion totale !
J’alerte les infirmières, la médecin responsable de salle.
Je leur rappelle qu’il est venu en voiture à l’hôpital, qu’il se débrouillait seul, je leur dit qu’il se passe quelque chose d’anormal.
Je demande des explications sur son traitement, que les  infirmières me refusent.

Nous revenons tous les jours son état s’empire, il est méconnaissable, il ne trouve plus sa chambre !
Bref, ce qui constituait des problèmes épisodiques est devenu un état permanent, mais bien plus grave.
Je pose la question d’une réaction paradoxale au traitement, encore une fois personne n’intervient.
J’interpelle un médecin de garde aux urgences, rien ne bouge, le médecin traitant, très mobilisé, « ne comprend pas », apparemment il s’en contente!

Un soir, c’est la catastrophe !
Je retrouve mon père lié dans son lit ! Complètement sédaté, il ne nous reconnait plus est dans un état délirant !
Mon père avait été agressif, c’était leur seule solution,  le menotter et lui faire une injection !
Je les alerte sur le fait que ce passage à l’acte sans précédent indique qu’il y a vraiment un problème avec leur traitement.
Je m’entends dire que si le traitement ne me plait pas, je peux le reprendre à la maison.
Dans l’état où il l’on mi, c’est évidemment impossible !
Le lendemain, il est dans le même état, il est resté attaché sur une chaise toute la journée, ses chevilles sont bleues !
Il est déposé là, jambes nues avec une couche ! Bonjour la dignité.
Oui, parce qu’en plus il semble qu’il soit devenu incontinent !

Nous nous sentons impuissants !
Nous avons demandé un transfert dans un hôpital spécialisé.
Je reste persuadée que le traitement n’était pas adéquat et a détruit mon père, vous allez comprendre ce qu’il s’est passé !
La neurologue suggère gentiment de ne pas passer par la case « hôpital spécialisé » mais plutôt de le diriger dans une maison de repos !
Ben voyons ! Une fois parké là, et maintenu à l’état de plante verte, aucune question ne se posera sur le traitement !

Nous tenons bon et l’envoyons dans cet hôpital.

Voici ce que notre enquête nous a révélé : mon père n’est pas le seul à avoir eu de graves problèmes et réactions paradoxales à ce traitement, … ce qui pose question est qu’un médecin « spécialiste » observe les effets, entende la famille alerter, … et continue … avec lui, avec d’autres, …

Son cocktail quotidien se compose entre autres de :
– Meprobamate , médicament d’un autre âge qui a été interdit de vente en Belgique mais se retrouve quand même sous forme de préparation magistrale.
Il a reçu des dosages énormes : 4 X  200 mg,
– Séroquel, médicament aggravant les symptômes de démence,
– Trazodone,
Rivotril : effets secondaires : confusion, désorientation,
Dominal 80
– Autres médications pour le coeur, l’estomac, …..
Et si avec tout cela, il n’arrive pas à être sociable, … on hésite pas à lui administrer une injection, provenant certainement d’une clinique vétérinaire.

Au de là de 3 médicaments différents, les inter actions sont incontrôlables!

Nous n’avons qu’un regret, c’est d’avoir cru cette neurologue et d’avoir contribué à cette hospitalisation qui l’a purement et simplement déshumanisé et anéanti.

28/11/15
Nous allons voir mon père ce soir. Il est enfermé dans sa chambre!
Nous le trouvons dans son lit, maigre, délirant, mélangeant le passé, le présent, le rève le réel …
Je demande au personnel ce qu’on lui a donné pour qu’il soit dans un tel état.
Un « petit calmant » me dit-on!
Il avait trouvé trop de forces, … a eu envie de faire ses valises et partir, il a commencé à descendre l’escalier.
Drogué par cette médication, cela relève de l’exploit, car ces poisons lui font perdre l’équilibre et le rendent titubant.
Ils l’ont rattrapé à temps … pour l’enfermer dans sa chambre et lui donner un « petit calmant’.
L’infirmière de nuit nous annonce qu’elle doit lui donner un médicament pour dormir!
Non, ce n’est pas une blaque, elle va le réveiller pour lui donner un somnifère !
La médication le rend fou, il en est à présent dépendant! Dans cet état il requiert une présence 24h24.
Ce n’était pas le cas avant qu’il n’entre dans ce premier foutu hôpital!